Il était une fois
En 2016, Ségolène rêve de créer une longue et belle histoire, avec beaucoup de pages.
Une histoire qui donne vie à des récits entendus, des rencontres inspirantes et étonnantes, des lectures passionnantes et un besoin d’imaginer d’autres possibles.
C’est de cet élan vital que nait La Roulotte.
Pendant ses études au conservatoire d’art dramatique Maurice Ravel à Paris, Ségolène écrit et monte son premier spectacle avec la compagnie : « L’envol du petit oiseau ». L’histoire d’un envol, l’histoire d’un début, l’histoire qui commence.
Puis, pendant plusieurs années, la compagnie chemine, voyage, se pose dans différentes villes, rencontre de nombreux·ses artistes avec qui elle travaille car La Roulotte se veut être un espace d’exploration et d’accompagnement pour les artistes émergent·e·s.
Différents spectacles voient le jour avec un même fil rouge : écrire une histoire encore et toujours, imaginer le « Et si ? », ouvrir des portes, sur soi, sur l’autre, sur ce qui nous lient.
Le travail artistique de la compagnie repose sur différentes disciplines : l’écriture, le travail du texte, du corps, du clown du burlesque et de la musique, sur un axe tragicomique.
La devise de la compagnie « rire, pleurer, ou pleurer de rire » illustre ce rapport que nous avons avec le spectacle vivant et nos créations.
La démarche artistique de La Roulotte
Par Ségolène Marc, directrice artistique
- La scène, espace de liberté et de responsabilité
« La scène est le seul espace où je me suis toujours sentie profondément libre. C’est sans doute l’une des raisons, peut-être même la principale raison, qui m’a poussée à devenir artiste dans le spectacle vivant, à être sur un plateau, ou dans l’espace public, à faire entendre des mots et à partager des émotions.
Sur scène ou plus largement en représentation, je ressens l’urgence de dire, l’urgence d’écouter, l’urgence de faire, et je me mesure à la fois la chance, mais aussi l’acte de résistance et la responsabilité que cela représente d’être sur scène et de partager, avec les autres acteur· ices et également avec le public ou les publics présents. - Créer
Pour créer au sein de la compagnie la Roulotte, j’aime partir de mes expériences personnelles, de récits intimes, sans jamais perdre de vue leur portée collective, universelle et politique. Je cherche à faire des ponts, à créer des allers-retours entre ces dimensions, à ouvrir des espaces où l’intime rejoint le commun. J’aime aller éprouver les idées sur un plateau, essayer, me tromper, changer, essayer encore, rater, tester, suivre une intuition. Le spectacle vivant est pour moi un terrain de jeu et d’expérimentation sans fin où tout peut prendre forme car chaque fois, un miracle se crée : quand les choses se passent sur scène, on y croit toujours, quelle que soit la chose qui s’y passe ! - L’écriture
J’aime que l’écriture soit au coeur du processus créatif de la compagnie. Car la lecture et les récits intimes, sous toutes leurs formes, m’ont ouvert des portes tout au long de ma vie. Ils m’ont ouvert sur d’autres monde et sur le mien, ils m’ont appris à mieux me connaitre moi même tout me plongeant dans les récits des autres. J’ai une envie d’aller expérimenter cela moi-même dans le processus d’écriture.
Comme m’a conseillée un jour, une autrice dont j’aime particulièrement le travail, Florence Dupré-Latour, lors d’un café partagé : « Plus tu vas être précise, authentique et ne rien cacher, plus les gens vont se reconnaitre dans ton écriture ».
Aussi, que ce soit l’écriture de plateau ou le travail « à la table » l’écriture est un socle essentiel à nos créations originales au sein de la compagnie. - Disciplines artistiques
En parallèle, le travail de jeu, du clown, du burlesque, le langage corporel et la musique sont mes piliers artistiques pour faire naitre une création et la façonner sous différents angles. Ces modes d’expression me permettent d’aborder des sujets graves et/ou sensibles de façon très concrète en les incarnant pleinement. - Le rapport au public
De plus, la présence régulière du public est un levier essentiel pour moi dans mon processus créatif. Partager le travail en cours m’aide à repérer ce qui fonctionne, à ajuster ce qui reste fragile, et surtout à maintenir un dialogue, un lien avec celles et ceux qui regardent, à sentir l’écho de mon travail à travers eux· elles. - Le tragi-comique
Enfin, le tragi-comique m’est essentiel dans ma façon d’aborder le travail sur scène : il me permet de décaler, de prendre un pas de côté sur des réalités parfois douloureuses à partager. C’est dans cette tension, entre rires et larmes que j’aime aller explorer, ressentir, et rendre visible. - Et le mot de la fin
Pour terminer, le théâtre, et plus globalement le spectacle vivant est selon moi un lieu de liberté, alors j’aime construire la compagnie la Roulotte et avec les autres artistes qui la font vivre dans l’idée de se rencontrer dans ces espaces de libertés individuelles et collectives pour s’autoriser à être et à faire différemment. »
Le tragi-comique
Ce genre provient d’une tension entre le rire et les larmes, la fatalité et les multiples rebondissements, la légèreté et la gravité.
Le tragicomique mêle et navigue entre deux formes théâtrales très codifiées : la tragédie et la comédie.
Les piliers de la compagnie
Liberté, Ouverture, Justice,
Créativité, Solidarité, Défis,
Authenticité, Mobilité, Rencontres.



